5 choses que l’on fait en Ayurveda… et pourquoi elles changent tout
- Anahata Nimes Ayurveda
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L’alchimie des 5 éléments

Chaque jour, nous accomplissons une multitude de gestes simples : manger, préparer nos repas, boire une tisane, nous habiller, marcher, vivre…
Et pourtant, dans la vision de l’Ayurveda, aucun de ces gestes n’est anodin. Tout fait sens, et ce sont souvent les plus petits détails qui font la différence.
Dans nos modes de vie actuels, nous avons parfois perdu ce lien subtil avec le sens de nos actions. Comme si les gestes s’enchaînaient sans que l’on mesure vraiment leur impact sur notre santé, notre énergie et notre équilibre intérieur.
En Ayurveda, au contraire, chaque geste du quotidien porte une intention. Il ne s’agit pas d’habitudes automatiques, mais de rituels qui soutiennent le feu digestif (Agni), l’équilibre des doshas et la circulation de nos énergies vitales.
Vivre selon l’Ayurveda, c’est reconnaître qu’il existe une véritable intelligence du vivant, où les cinq éléments interagissent en permanence avec la matière pour la transformer, la rendre plus légère, plus assimilable, plus vivante.
C’est apprendre à observer la manière subtile dont ces éléments se manifestent dans chacun de nos gestes du quotidien, et à s’interroger sur leur impact à l’intérieur de nous-mêmes.
Lorsqu'on s'intéresse à l'Ayurveda, on découvre des pratiques et gestes du quotidien qui peuvent sembler surprenantes au premier abord.
Pourquoi faire tremper des amandes avant de les consommer ?
Pourquoi boire de l’eau chaude le matin ?
Pourquoi ajouter les épices en début de cuisson plutôt qu’à la fin ?
Pourquoi certains métaux, comme le cuivre, modifient-ils la qualité de l’eau ?
Pourquoi, en Ayurveda, utilise-t-on différentes formes de prise de remèdes selon les constitutions et les déséquilibres ?
Derrière ces gestes simples se cachent des clés puissantes pour notre santé.
Tous reposent sur un même principe fondamental : Les 5 éléments (l'espace, l'air, le feu, l'eau et la terre). Chaque élément a des qualités particulières et peut réveiller, transformer, stabiliser ou purifier ce qu’il touche.
Les éléments ne sont pas des symboles abstraits. Ils sont considérés comme des forces vivantes (en nous et dans la nature) qui transforment la matière, lui transmettent des qualités spécifiques et dialoguent avec le corps en permanence.
Le feu active et transforme.
L’eau réveille, adoucit et redonne de la fluidité.
L’air met en mouvement et apporte de la légèreté.
La terre nourrit, stabilise et ancre.
L’espace ouvre et permet la circulation.
Et le corps, au centre de tout cela, reçoit, orchestre, ajuste et transforme.
Cet article vous invite à entrer dans cette compréhension vivante de l’Ayurveda, cet art subtil du quotidien, où chaque geste devient une forme d’alchimie.
Je vous propose de découvrir 5 habitudes ayurvédiques expliquées, pour comprendre le “pourquoi” derrière ces pratiques, et peut-être les intégrer dans votre vie avec plus de conscience.

Pourquoi faire tremper ses amandes (ou autres oléagineux) avant de les consommer ?
Ce geste consiste à faire tremper les amandes toute la nuit dans un petit bol d’eau froide. Le lendemain matin, on retire leur peau avant de les manger.
Explication ayurvédique :
Les amandes sont considérées comme nourrissantes pour ojas (notre énergie vitale subtile), mais elles sont aussi lourdes (guru), sèches (ruksha) et difficiles à digérer, surtout pour Vata.
La peau contient des substances inhibitrices qui ralentissent la digestion, et peut aussi accentuer la sècheresse de Vata et sensibiliser un colon irritable.
En Ayurveda, un aliment sec n’est pas considéré comme mort, mais plutôt comme en dormance. Il a perdu une partie de sa vitalité et de son hydratation naturelle ce qui le rend plus lourd à digérer.
Le trempage permet de “pré-digèrer” l’aliment en réduisant sa lourdeur pour Agni.
Ce geste simple de faire tremper les amandes va réintroduire de l’élément eau (jala) et ainsi diminuer la sécheresse, les rendre plus onctueuse (snigdha) et faciliter leur digestion.
Et surtout, il les rend plus sattviques, plus douces, plus pures et plus assimilables pour le corps et l’esprit.
Ici c’est donc l’élément Eau qui va potentialiser l’aliment.
L’eau vient réactiver tout cela, elle va “réveiller" l’aliment, lui redonner de la souplesse, de la douceur et de la légèreté.
En les faisant tremper, on ne change pas seulement leur texture. On relance un processus de vie. D’un point de vue moderne, le trempage déclenche le processus de germination des amandes, augmentant leur teneur en vitamines et en minéraux. Cela améliore également leur digestibilité et leur goût. L’aliment redevient actif et vivant.
En Ayurveda, on ne mange pas seulement des aliments dits sains, on mange ce que l’on peut digérer.

Pourquoi faire bouillir l’eau (et la boire chaude ou tiède) ?
Boire un verre d’eau chaude au réveil, à jeun et au cours de la journée, est l’un des gestes les plus simples et les plus thérapeutiques. Ce geste stimule Agni en douceur, aide à éliminer Ama (les toxines), active le transit (soutient Apana Vayu), et bien d’autres vertus. C’est un véritable réveil interne du corps. Mais pourquoi de l’eau chaude bouillie ?
Le geste consiste à faire bouillir l’eau quelques minutes, puis la conserver dans un thermos pour la boire chaude ou tiède au cours de la journée.
Explications ayurvédiques :
En Ayurveda, faire bouillir l’eau la rend plus légère et pénétrante, améliore son pouvoir d’hydratation, facilite l’élimination des toxines.
On dit qu’elle devient plus “digestible”. Elle est particulièrement recommandé en cas de digestion lente, de fatigue ou de surcharge (toxines).
En Ayurveda, l’eau n’est pas neutre. Elle est considérée comme une substance vivante, dont les qualités changent selon sa préparation et usage.
Dans la tradition, on parle de “Ushna Jala” (eau chaude) ou “Ushnodaka” (eau bouillie transformée).
Dans le Charaka Samhita, il est dit : “Ushna jala aide à la digestion et à l’élimination”
Plus précisément, le texte explique que l’eau bouillie devient :
- Laghu → légère, donc plus facile à assimiler
- Deepana → ce qui stimule le feu digestif (Agni)
- Pachana → ce qui aide à “cuire” les toxines (Ama) pour mieux les éliminer
- Kleda shoshana → ce qui aide à réduire/drainer l'excès de déchets liquides dans l'organisme
Ce qui est intéressant, c’est que l’Ayurveda ne parle pas seulement d’hydratation, mais de capacité de transformation du corps.
En Ayurveda, tout repose sur Agni, la force de transformation, le feu digestif.
Si Agni est faible, la digestion est incomplète ce qui entraine la formation d’Ama (de nourriture non digérée = toxines).
On sait que l’eau froide éteint Agni, ralentit les enzymes digestives et crée de la lourdeur, alors que l’eau bouillie (puis tiédie) agit comme un “feu liquide doux”, qui soutient la digestion sans agresser et améliore l’assimilation des nutriments.
Certaines sources expliquent même que boire de l’eau chaude aide à “cuisiner” les toxines dans le système digestif et favorise ainsi leur élimination progressive.
L’eau bouillie est aussi décrite comme plus subtile (sukshma), c’est à dire elle pénètre mieux les tissus (dhatus) et est capable de nettoyer les canaux en profondeur. En effet, elle a un effet direct sur Ama en nettoyant les canaux du corps (les Srotas). Quand ces derniers sont obstrués, on ressent de la fatigue, un brouillard mental, une prise de poids, une digestion lente, etc.
Son effet sur les Doshas :
L’eau, à l’état naturel, est plutôt liée à Kapha (lourd, humide).
Le fait de la faire bouillir va réduire sa lourdeur, augmenter sa légèreté et la rendre tridoshique (c’est-à-dire équilibrante pour les 3 doshas).
Selon le degré de cuisson, elle peut même réduire Kapha (eau stagnante, mucus), soutenir Vata (en version chaude) et équilibrer Pitta si elle est tiédie.
Ici c’est l’élément feu qui transforme la nature de l’eau
Ce processus est appelé sanskara. Le feu modifie les qualités de l’eau, la rendant plus “vivante” pour le corps.
En Ayurveda, on ne transforme pas seulement les aliments… on transforme leur énergie. Faire bouillir l’eau, ce n’est pas simplement boire chaud, c’est lui transmettre l’énergie du feu. Là où l’eau peut être lourde, stagnante ou difficile à assimiler, le feu vient la transformer, la rendre plus légère, plus mobile, plus vivante. Elle devient alors capable d’accompagner le corps dans ses propres transformations : digérer, assimiler, éliminer.
La santé repose sur notre capacité de transformation et de métabolisation, transformer les aliments, transformer les émotions, transformer les expériences, Et Agni, la force digestive, notre feu intérieur est au cœur de tout.
Ce geste devient aussi symbolique, en buvant de l’eau transformée par le feu, on soutient notre propre capacité à transformer la vie, et ça redonne du sens !
Si le feu transforme l’eau, imaginez ce qu’il peut révéler dans les aliments. En effet, la cuisson n’est jamais anodine, elle est un véritable processus d’activation. Et cela est encore plus vrai pour les épices.
Pourquoi ajouter les épices en début de cuisson plutôt qu’à la fin ?
Lorsqu’on ajoute les épices en début de cuisson, en les faisant revenir doucement dans un corps gras, on ne cherche pas seulement à parfumer un plat, on cherche à réveiller leur intelligence.
En Ayurveda, les épices sont considérées comme :
Deepana → elles stimulent Agni
Pachana → elles aident à digérer et à transformer
Mais pour qu’elles déploient pleinement leurs propriétés, elles ont besoin d’être activées. Et cette activation passe par le feu.
Le feu agit ici comme un révélateur. Il ouvre les graines (cumin, coriandre, moutarde…), il libère les huiles essentielles, il rend leurs propriétés plus biodisponibles.
Associé à une matière grasse de qualité (ghee ou huile bio de 1ère pression à froid), il permet de fixer et transporter les principes actifs et facilite leur assimilation dans les tissus.
Ainsi, les épices deviennent plus que des saveurs, elles deviennent médecine.
Dans la cuisine indienne traditionnelle, cette étape est essentielle. On l'appelle vaghar (ou tadka). Il s’agit de faire chauffer du ghee ou de l’huile, puis d’y ajouter les épices en début de préparation, afin de libérer toute leur puissance.
Contrairement aux habitudes occidentales, notamment en cuisine française, où les épices sont souvent ajoutées en fin de cuisson pour parfumer, en Ayurveda on les utilise dès le départ, pour préparer la digestion avant même la première bouchée.
Les épices sont aussi utilisées comme des antidotes naturels. Elles ne sont jamais choisies au hasard, mais elles viennent équilibrer les qualités des aliments et agir comme un véritable soutien digestif.
Par exemple :
Le cumin → stimule la digestion, réduit les ballonnements
La coriandre → apaise le feu digestif excessif, soutient une digestion douce
Le fenouil → carminatif, il évite les gaz et les inconforts
Le gingembre → réchauffe, relance un Agni faible, aide à digérer les aliments lourds
Le poivre noir → augmente la biodisponibilité des nutriments
La moutarde (graines) → stimule, réchauffe, aide à “casser” la lourdeur
Ainsi, un aliment froid peut être réchauffé par les épices, un plat lourd peut être allégé, une digestion lente peut être stimulée. On retrouve dans la cuisine toute la subtilité de l’Ayurveda.
Le crépitement des graines dans le ghee chaud, le parfum qui s’élève, c’est souvent là que la cuisine commence vraiment...

Pourquoi certains métaux, comme le cuivre, modifient-ils la qualité de l’eau ?
Le geste consiste à laisser reposer de l’eau dans un récipient en cuivre (bouteille ou verre) pendant plusieurs heures (souvent une nuit), puis la boire le matin, idéalement à jeun.
En Ayurveda, cette eau est appelée "Tamra Jal" (eau cuivrée). Le cuivre est considéré comme un métal purifiant, chauffant en énergie subtile, capable d’agir sur la stagnation dans le corps.
Traditionnellement, l’eau cuivrée est utilisée pour :
Réduire les excès de Kapha (lourdeur, mucus, stagnation)
Alléger le corps
Soutenir la digestion , stimuler Agni
Favoriser une meilleure assimilation des nutriments
Purifier les canaux du corps (Srotas)
Contribue à une élimination douce (détox douce)
Elle est particulièrement intéressante au printemps, car cette saison est en lien avec "la fonte" de l’humidité et lourdeur de Kapha, accumulées en hiver.
On observe souvent de la fatigue, une lenteur digestive, une congestion, un besoin de “nettoyage”. C'est pourquoi l’eau cuivrée est traditionnellement utilisée pour alléger, stimuler et accompagner la détox saisonnière naturelle du corps.
Selon les enseignements ayurvédiques, l'eau cuivrée équilibre les trois doshas (Vata, Pitta et Kapha), renforce le système immunitaire, ralentit le processus de vieillissement, stimule le cerveau et agit comme un antioxydant naturel.
L’eau, en Ayurveda, n’est jamais neutre.
Elle est un support vivant qui peut être transformé par les éléments qu’elle rencontre.
Et ici, le cuivre devient un “informateur” subtil de l’eau et lui transmet ses qualités.
Il est important d'utiliser un récipient en cuivre pur, sans revêtement intérieur (pas de vernis, pas de doublure).
Ne jamais consommer du jus de citron, du vinaigre, des jus de fruits ou une boisson chaude dans sa bouteille ou tasse en cuivre, l'acidité provoquant une libération excessive de cuivre.
Comme toute pratique, elle est à adapter à chacun et à utiliser avec modération.
Elle est traditionnellement utilisée en petites quantités, souvent le matin à jeun.
Chez les profils Pitta, une utilisation excessive peut aggraver le déséquilibre (sensation de chaleur interne, reflux gastrique, inflammations, irritabilité, peau sensible..)
Le cuivre est un oligo-élément essentiel mais en quantité excessive, il peut devenir toxique.
En ayurveda, comme en science moderne, la dose fait le remède ou le poison.
L'équilibre est toujours la clé.

Pourquoi utilise-t-on différentes formes de prise de remèdes selon les constitutions et les déséquilibres ?
Je terminerai cet article, en vous parlant des Anupāna, qui me semblent être indispensables vu la thématique car ils incarnent parfaitement l’idée d’alchimie et de potentialisation des aliments ou médicaments.
En Ayurveda, prendre un remède ou une substance médicinale ne se limite pas à ingérer l’actif, mais prend aussi en compte comment on le prend, avec quel support, quelle quantité et à quel moment de la journée, etc…
On appelle Anupāna, les supports qui accompagnent un aliment ou une substance médicinale. Ce sont les “véhicules” subtils de transformation.
Ils jouent un rôle fondamental car ils guident le principe actif dans le corps, le potentialisent, l’amènent au bon endroit et adaptent son effet selon la constitution et la problématique.
Sans Anupāna, même le meilleur remède peut perdre de son efficacité ou agresser le corps.
Les Anupāna sont les véhicules qui guident et potentialisent. C'est un élément essentiel de la bonne assimilation selon l'Ayurveda.
Généralement, il s'agit d'un produit liquide (Drava Anupana) que l'on mélange ou que l'on boit avec ou après un remède ayurvédique. On peut également appliquer ce concept à l'absorption d'un aliment.
Il existe également quelques plus rares Anupana solides (Shuska Anupana) comme le sucre (Sharkara).
Comment fonctionne l’Anupāna ?
Il transporte : le support permet au remède ou à la poudre de plantes/épices de voyager dans le corps sans créer d’irritation, en l'adaptant au dosha ciblé.
Il potentialise : il réveille les propriétés de la plante ou de l’épice, comme le feu le fait pour les graines.
Il adapte : il module l’effet selon le dosha ou la pathologie.
Il guider : il dirige le principe actif vers le tissu ou l’organe concerné (Dhatu ou Srotas).
Voici quelques véhicules principaux et leur rôle selon l’Ayurveda :
Support (Anupāna) | Dosha conseillé | Fonction |
Miel | Vata et Kapha | Chauffant, lubrifiant, transporte les poudres et principes actifs, potentialise les épices |
Ghee (beurre clarifié) | Vata et Pitta | Chauffe et nourrit, fixe les principes actifs liposolubles, facilite leur assimilation dans les tissus. |
Eau tiède | Tous les doshas (à adapter) | Réhydrate, active la digestion, aide à la distribution dans tout le corps. |
Lait | Vata et Pitta | Nourrissant, doux, peut calmer le feu digestif tout en transportant les principes actifs vers les tissus. |
décoction tiède (comme une décoction au gingembre par exemple) | Kapha | Facilite la digestion des poudres, transporte les principes actifs dans les canaux corporels. |
L’Anupāna adapte le remède au dosha
Pour Vata, aux qualités légères, sèches, froides, on privilégie les supports chauffants et lubrifiants comme le miel, le ghee ou du lait tiède.
Pour Pitta qui est chaud, léger et intense, on choisit des supports doux et calmants tels que le lait, le ghee, l'eau tiède.
Pour Kapha aux qualités lourdes, froides, stagnantes, on choisit des supports chauffants et fluidifiants comme l'eau chaude, des infusions légères, ou un peu de miel.
Ainsi, le même remède pourra agir différemment selon le choix du support, pour guider l’effet vers le bon tissu et éviter les déséquilibres secondaires.
C'est pourquoi l'Ayurveda préconise des remèdes à base de poudre de plantes ou d'épices plutôt que des gélules.
Quelques exemples d'Anupana :
Curcuma + poivre dans du miel
Effet : Le curcuma a un fort potentiel anti-inflammatoire et antioxydant, mais sa curcumine est peu biodisponible seule.
Pourquoi le miel ? Car il transporte le curcuma dans tout le corps, adoucit le feu digestif, et améliore la circulation.
Le poivre : Stimule la digestion et augmente la biodisponibilité de la curcumine.
Triphala en poudre + eau chaude
Effet : Triphala est un puissant régulateur digestif et détoxifiant.
Pourquoi l’eau chaude ? Car elle active les propriétés, favorise l’absorption et guide le remède dans le tractus digestif.
Astuce : On peut ajouter un peu de miel si le goût est trop amer ou un peu de ghee pour éviter d'assécher Vata.
Guduchi (Tinospora) dans du ghee ou du lait
Effet : Immunomodulateur et réchauffant, tonifie les tissus.
Pourquoi le ghee/lait ? Car cela facilite la pénétration dans les tissus profonds (Rasa Dhatu, Rakta Dhatu), calme Vata et potentialise l’effet tonique.
Comme pour le feu qui active les épices, l’eau qui réveille ou le cuivre qui purifie, l’Anupāna potentialise, transporte et harmonise le remède avec le corps.
Ce que l’Ayurveda nous enseigne, c’est une autre manière de voir le vivant.
C’est comprendre que nous ne sommes pas séparés de ce que nous consommons.
Que chaque élément, mais aussi les aliments, les métaux, peuvent soit alourdir, soit alléger, soit transformer notre état intérieur.
Le corps lui-même est un espace d’intelligence et de circulation, capable de recevoir, d’assimiler et de transformer, à condition de lui offrir les bons supports, les éléments justes, les bons rythmes, les bons anupāna, bref les bons gestes.
Si cette vision vous parle, si vous avez envie d’aller plus loin et de vivre concrètement cette alchimie du vivant, je vous invite à rejoindre le prochain cycle "Chemins d'Ayurveda", 6 ateliers pour s'initier et approfondir ses connaissances en Ayurveda.
J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me laisser un commentaire ou à la partager autour de vous.
Elsa
Anahata Nîmes Ayurveda



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